À l’heure d’aujourd’hui, si le coronavirus change le quotidien du monde entier, il impacte néanmoins les médias mais surtout les cinémas. J’ai décidé d’en parler, car aujourd’hui, je vois le CSA être contre certaines pratiques, comme celle de Canal + proposer sa chaine en claire, ou de ne pas vouloir modifier ses règles avec le contexte actuel.

Ce problème de chronologie des médias a commencé, surtout, avec l’arrivée de Netflix et les offres de streaming. Aux États-Unis, ce problème n’y est pas, et ils ont la possibilité de sortir leurs films comme les studios souhaitent. C’est pour ça, on peut voir de nombreux films sortir directement et rapidement en VOD avec cette crise. En France, ce n’est pas ça, il y a cette chronologie des médias, et pour mieux comprendre, voici son processus.

Sur la première année d’exploitation d’un film, l’étape numéro un de cette chronologie des médias, est le cinéma. Au bout de 4 mois, il a la possibilité de sortir en VOD,Bluray et DVD, pour enfin finir au bout de 10 mois sur la chaine Canal+.

Au 22ème mois après son exploitation en salle, les chaines coproductrices peuvent diffuser le médias en question, et au 30ème mois les autres chaînes. Enfin la SVOD, n’intervient qu’au bout du 36 mois, et pour la VOD dite gratuite (Netflix), c’est 48 mois.

Processus complexe qui est là pour faire un équilibre. Tout comme entre les chaines gratuites et privées.

Sauf qu’aujourd’hui, le souci actuel, la crise ne permet pas de garder cette chronologie des médias en place, et personne est là pour intervenir semble-t-il, a part le CNC qui réfléchit a une solution mais suscite beaucoup de polémiques.

Cependant, si on part sur une reprise d’activité des cinémas fin avril, début mai, il faudra environ re programmer plus de 50 films, sur un planning déjà chargé. Sans compter ceux n’ayant pas eu assez de jours dans les salles. Une mission quasi impossible et suicidaire pour certains films risquant d’être délaissés par les spectateurs.

Il est peut-être temps qu’il y ait une conscience, qu’on vit dans un monde numérique et où internet est très présent. Lorsqu’un film sort aux États-Unis en avance, il sort automatiquement avant sur les différents supports commerciaux. La majorité des personnes préfèrent consommer des films sur un petit écran que se déplacer pour le voir sur grand écran lorsque celui-ci est déjà disponible gratuitement sur internet. Difficile a comprendre, et pourtant c’est le cas. Beaucoup de mes proches sont comme ça et même certains n’hésitent pas a regarder ça dans une qualité moindre, juste pour dire j’ai vu le film.

Cette chronologie n’a pas réellement de sens, et devrait être revu; notamment actuellement. On ne peut pas mettre en danger des films qui pourrait bénéficier d’une chance en VOD. Le piratage est très présent, et vouloir faire blocage va plus accentuer ce fait que de solutionner ce problème.

Les États-Unis l’ont bien compris, et c’est pour cela, le tarif du VOD des films qui sortent peu de temps après sa sortie en salle sont fixés à 19,99 dollars, soit presque 19 euro. C’est peut-être cher, mais si cela peut permettre de faire marcher un long-métrage, pourquoi ne pas le tester.

Personnellement, cette situation doit évoluer, et j’espère qu’on aura un changement avec le contexte actuel.

En attendant, voici le communiqué sur Canal plus.

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